Sexta-feira, 11 de Outubro de 2013

Texto extraído de «O Sentido da Arte» de Nadir Afonso


               © Nadir Afonso

 

«Voltar à origem da geometria, não é regressar ao sentido fundador dos primeiros actos, como entende Husserl, mas voltar, antes, aos actos fundadores dos primeiros sentidos. O proto geómetra não foi o primeiro homem a ter o sentido geométrico (e muito menos a consciência), mas o primeiro a contemplar a lua e o sol e, através desse olhar, a estimular (mesmo por via hereditária) o desenvolvimento ulterior da percepção; aquele que olhou (mesmo distraidamente) e de seguida reproduziu estas formas naturais na pedra ou na madeira. O proto geómetra foi aquele que praticou o acto geométrico.

            Podemos estabelecer quatro etapas na evolução da geometria:

            a) - Origem da geometria: o objecto sol, por exemplo.

            b) - Origem do acto geométrico: a representação do objecto sol.

            c) - Origem do sentido geométrico: percepção do centro da figura.

            d) - Origem da consciência geométrica: definição do objecto círculo.

            A germinação e o desenvolvimento do sentido progridem e apenas se tornam consciência geométrica no fim deste percurso, passando pelas quatro etapas sucessivas. No primeiro olhar lançado sobre a natureza vejo a forma geométrica: é um objecto. O que eu não vejo é a lei geométrica; essa, só a posso perceber progressivamente nas condições de existência, na acção (na interacção dos objectos como dissemos).»

 

© Nadir Afonso



publicado por Laura Afonso às 15:33
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Segunda-feira, 20 de Fevereiro de 2012

O Sentido da Arte

 

  


publicado por Laura Afonso às 19:37
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Quarta-feira, 23 de Março de 2011

O Sentido da Arte

 

 

Texto extraido de «O Sentido da Arte» de Nadir Afonso

 

 

Então, dá-se este fenómeno estranho que nunca foi pressentido pelos estetas: o criador procura a perfeição, mas procura também intuitivamente ultrapassar o declínio da sua obra. Superior a este esforço ávido de perfeição, uma tensão suprema é feita pelo homem: a força que visa estabelecer a sua obra no absoluto, subtraída às leis da evolução. Será o criador capaz de vencer esta contradição? Como pode o homem fixar aquilo que, pela natureza evolutiva, é perpetuamente ultrapassado? Já Karl Marx, como o fizemos notar no nosso trabalho anterior — M.C.A. — se deparou com essa antinomia: “As obras de arte” escreve ele, “conservam um valor permanente, um encanto duradouro que se mantém para além das civilizações que a viram nascer”, e acrescenta ainda: “... a dificuldade reside em compreender como podem elas [as artes gregas] ainda hoje ser fonte de prazer estético...”[1]. E embora Marx não nos dê a resposta capaz de esclarecer este mistério, cabe-lhe o mérito incontestável de ter levantado semelhante questão.

 

© Nadir Afonso



[1] - Karl Marx , Sobre a literatura e a arte.


publicado por Laura Afonso às 10:23
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Terça-feira, 8 de Março de 2011

«O Sentido da Arte»

 

 

A operação que determina o peso é simples, mas a operação que determina a originalidade é complexa. Entre estas duas qualidades não existe senão uma diferença de grau de complexidade operatória. Para estabelecer o peso ou a originalidade comparo o objecto com outros, mas no caso da originalidade o campo de comparação é mais vasto. Não basta para determinar o grau de originalidade comparar o objecto com outro objecto-padrão, é preciso estabelecer a sua relação com inúmeros objectos tomados como termos de comparação. Não é por este quadro ser diferente daquele, dos que se encontram no Louvre ou no Prado que é original; é original porque é único no seu género, porque apresenta características que não existem noutros, e para formular este juízo de uma forma íntegra é preciso levar a comparação às últimas consequências, isto é compará-lo com todos os quadros existentes.

 

© Nadir Afonso

 

Texto extraído de «O  Sentido da Arte»


publicado por Laura Afonso às 12:13
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Quarta-feira, 16 de Abril de 2008

Le Sens de l'Art

 

Toute action de la nature et de l’homme prend ainsi son véritable point d'appui sur le mouvement réel; les significations originaires de ces conditions «a priori» se répercutent, aussi bien sur l’objet que sur le sujet: les reflets sont triangulaires.

La «théorie marxiste-léniniste du reflet» ne tient pas compte de cette «triplicité». Elle n'observe pas la relation correcte entre «le concret» et ses «conditions d'existence». Cela est évident dans le célèbre passage ou Marx précise sa pensée, encore une tais, par rapport à Hegel: «Le concret, écrit Marx, est concret parce qu'il est la synthèse de multiples déterminations, donc unité de la diversité. C'est pourquoi il apparaît dans la pensée comme procès de synthèse, comme résultat, non comme point de départ, bien qu'il soit le véritable point de départ»[1]. Si, comme le dit Marx, «le concret» est déjà une «synthèse de multiples déterminations», il va de soi que ce «concret» ne pourra jamais être «le véritable point de départ»; le véritable point de départ ce sont les «multiples déterminations» (ce que nous appelons «conditions d'existence»). Comme nous l’avons vu plus haut: «l’arbre en fleur» apparaît comme résultat de «l’événement» qui lui donne un sens et qui est, par conséquent, le point de départ. En tant que reflets, les notions de «concept», de «signification», «de conscience» seraient plus aisément compréhensibles si le marxisme qui n'établit pas une différenciation effective entre le concret et les multiples déterminations, reconnaissait que le concret en soi, est originairement vide de sens. En replaçant le point de départ au «concret», Marx rend obscur l’acte de décision et de création humaine. C'est justement pour avoir senti cette inertie du concret que les philosophes comme Husserl ou Bachelard sont retombés dans la tentation hégélienne de ramener à «l’esprit primordial» la genèse des significations. L'entité du primat tel qu'il est posé, soit par le matérialisme soit par l’idéalisme, s'écarte des origines réelles et de ses significations originaires. Bien qu'en sens inverse Husserl, notamment, montre une inattention parallèle à celle de Marx lorsqu'il écrit: «Les nombres sont des créations de l’esprit, dans la mesure ou ils constituent des résultats d'activités que nous exerçons à l’égard de contenus concrets; mais ce que créent ces activités, ce ne sont pas de nouveaux contenus absolus, que nous pourrions retrouver ensuite quelque part dans l’espace ou dans le «monde extérieur»; ce sont proprement des concepts de relation, qui ne peuvent jamais qu'être produits, mais d'aucune façon trouvés quelque part tout faits»[2]. Nous avons souligné dans cette citation les mots: «concepts de relation» qu' Husserl réduit en un seul et même sens eidétique, à l’activité propre de l’esprit. Or, si l’on peut dire que l’esprit crée le «concept» on ne peut pas en dire autant à l’égard de la «relation» elle-même. La relation ne peut être ni un produit de l’esprit ni un produit du concret; elle est une condition «principielle» d'existence, un point de départ du monde réel. L'esprit ne crée pas la «relation»; l’esprit reflète la «relation». Ainsi la distinction opérée par Husserl entre «nombre» et «monde extérieur», dans le but de ramener à l’esprit la genèse des nombres, est déjà factice. La distinction s’opère, d'emblée, au niveau de cette première prémisse: «les concepts de relation...»; c'est-à-dire entre une fonction psychique — le concept — et une donnée primordiale de la nature — la relation. A travers l’expression «les multiples déterminations», Marx, nous l’avons vu, renvoie les conditions aprioriques d'existence au concret; Husserl sous le vocable de «relation» les renvoie à l’esprit. Dans une démarche première et précise ils sont parvenus tous les deux à dégager le point de départ de toute forme d'existence: action — primat naturel, puisque c'est bien le mouvement et ses lois qui gèrent et régissent le concret et non pas l’inverse. La divergence qui s'ensuit entre Marx et Husserl, tient plutôt à leurs principes, à la croyance, mère inavouée de toute philosophie; là ou l’un conclut: «matière», l’autre conclut: «esprit».

Nous avons établi une distinction entre objet et conditions d'existence; cependant leurs délimitations ne sont pas nettement discernables; l’énergie, le son, la vibration, par exemple, constituent, de façon indéterminée, soit l’objet soit les conditions d'existence. Mais l’imprécision de cette ligne de partage entre objet et conditions d'existence ne doit pas nous empêcher d'établir leur différenciation réelle; dans toute phénoménologie de semblables imprécisions se vérifient déjà entre sujet et objet pour cette simple raison: on n'y définit jamais précisément ce qu'est l’objet. La définition philosophique: «l’objet est tout ce qui affecte mas sens» ou encore, «tout ce qui n'est pas le sujet», tente de circonscrire un domaine si vaste que le philosophe même s'en détournera, malgré lui, tant l’image qui en découle est vague et imprécise, revenant toujours à la notion de «l’objet» en termes concrets, limité à une certaine présence physique et une occupation déterminée de l’espace. Cela veut dire qu'en dépit de ses concepts, l’idée d'objet lui apparaît naturellement liée à l’idée de matérialité. Ce fut la réduction excessive, opérée par la philosophie matérialiste, de tout ce qui n'est pas le strict sujet à l’état d'objet, et la réduction inversa également excessive, opérée par la philosophie idéaliste, de tout ce qui n'est pas l’objet à l’état de sujet, qui provoqua l’in- différence et la méconnaissance à l’égard de cette spécificité intermédiaire — conditions d'existence — clef d'une possible phénoménologie et de la compréhension du sens. En réduisant soit à j'état inerte d'objet, soit à l’état agissant de sujet, cette relation médiatrice sujet-objet il est évident que jamais la philosophie ne parviendra à déchiffrer la genèse de la signification qui réside précisément dans la réciprocité de leurs actions. L’esthétique issue de la philosophie est mal engagée; avant de chercher du côté du sujet ou de l’objet, elle aurait dû orienter sa recherche du côté de l’acte, de cet acte primordial qui inaugure et distingue l’espèce humaine: la praxis et, plus précisément, le travail de création. Faute de quoi les rapports entre le sujet et l’objet restent incompréhensibles, puisque en dehors du dualisme qui les concerne la philosophie n'envisage rien. C'est pourquoi nous avons considéré ces rapports comme une entité propre, extérieure au sujet et à l’objet; les conditions d'existence apparaissent ainsi comme le lien qui les unit; l’existence d'une relation entre deux natures postule le primat d'une troisième nature: la relation. Cette mise au point qui au premier abord à l’air d'une boutade, dissipe bien des malentendus.

La définition des «conditions aprioriques et intermédiaires» et par conséquent de sujet et d'objet n'est pas, bien sûr, aisée comme ne l’est pas non plus la définition de «matière» à laquelle nous attachons normalement le sens «d'objet». Si l’on définit, «matière» selon le concept mécaniste: «substance étendue, divisible, pesante, impénétrable», etc., on exclut de cette notion de matière tout un tissu de formes d'énergie les plus variées dont «l’impact» nous avertit qu'on ne peut en négliger l’existence palpable. Si, par contre, les limites de la matière contournent, à la manière dialectique, «tout ce qui n'a pas besoin de moi pour exister» — ce qui se révèle à moi par des sensations — on ne voit pas comment ce réseau phénoménal naturel — opération, relation, fonction, etc. — pourrait s'accorder à notre sens empirique de la matière. Encore faudrait-il expliquer, dans cette notion de matière: «tout ce qui n'a pas besoin de moi pour exister», ce qu'on entend par «moi»; entend-on le «moi» des matérialistes ou le «moi» des spiritualistes? Enfin les limites et les rapports entre esprit et matière constituent également un problème. Ce qui para!t ressortir de ces difficultés c'est que la philosophie manie les concepts de «matière», «esprit», «objet», sans parvenir à les définir préalablement, ce qui ne peut finalement en rien nous éclairer sur le fond de nos recherches.

 

©  Nadir Afonso

Nadir Afonso,  Le Sens de l'Art. Imprensa Nacional,  1983


[1] Karl Marx- Contribution à la Critique de l'Économie Politique, page 165.

 

[2]  «Philosophie der Arithmetik», rapporté par Jacques Derrida dans l'introduction à «L'origine de La Géométrie» de Husserl, page 6.

 

 




publicado por Laura Afonso às 18:24
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